« Les candidatures sont ouvertes, il faut déposer votre dossier tout de suite ! »
À l’approche de l’ouverture des périodes d’admission dans les universités espagnoles, ce type de message se multiplie. Et il génère naturellement une inquiétude chez les étudiants et leurs parents : si je ne candidate pas maintenant, est-ce que je risque de ne plus avoir de place ?
La réponse mérite mieux qu’un oui ou qu’un non.
Car lorsqu’on envisage plusieurs années d’études en Espagne et, derrière elles, toute une vie professionnelle, la vraie question n’est pas seulement de savoir quand candidater. Il faut d’abord savoir où l’on veut aller, pourquoi et avec quelle stratégie.
C’est précisément la manière dont nous travaillons chez FEEduc depuis 2012.
Candidater rapidement ou candidater au bon moment ?
Il existe effectivement des formations et des universités pour lesquelles le calendrier est un élément important de la stratégie.
Mais cela ne signifie pas qu’il faille envoyer des candidatures le plus rapidement possible, partout où cela est possible.
Avant de déposer un dossier, un étudiant devrait notamment avoir pris le temps de comprendre la formation visée, les différences entre les universités et parfois entre les campus d’une même université, les critères et procédures d’admission, le niveau de langue nécessaire, le coût réel des études ou encore les conditions dans lesquelles il va vivre et étudier pendant plusieurs années.
Il faut également connaître les conséquences de certains choix. Une candidature n’est pas un clic. C’est une décision.
Et une décision prise uniquement parce que quelqu’un a créé un sentiment d’urgence n’est pas nécessairement une bonne décision.
Alors, faut-il vraiment déposer sa candidature en Espagne dès le mois de septembre ?
Avant la candidature, il y a le projet
Chez FEEduc, notre travail commence bien avant le dépôt d’un dossier. Lorsqu’un étudiant nous dit qu’il veut étudier la kinésithérapie, l’odontologie, la médecine, le vétérinaire, l’architecture, le commerce ou toute autre formation en Espagne, notre première préoccupation n’est pas de lui demander : « Quel est ton objectif prioritaire ? »
Nous cherchons d’abord à comprendre son projet. Et notamment une question essentielle que l’on oublie parfois lorsque l’on parle d’orientation :
Quel professionnel veux-tu devenir ?
Car obtenir une admission n’est pas une finalité mais juste un étape. L’objectif est de suivre une formation dans laquelle l’étudiant pourra réussir, acquérir de véritables compétences et, quelques années plus tard, devenir un bon professionnel dans le domaine qu’il aura choisi. C’est à partir de cet objectif que l’on peut commencer à construire une stratégie.
Définir son objectif prioritaire
Une stratégie commence par une hiérarchie.
Imaginons un étudiant qui souhaite devenir vétérinaire.
Son objectif prioritaire peut être d’intégrer une formation vétérinaire en Espagne. Mais ce premier objectif doit ensuite être précisé.
Certaines caractéristiques peuvent être essentielles pour lui : la pédagogie, les équipements, la place accordée à la pratique, la ville, le budget familial, la langue d’enseignement, l’environnement universitaire…
Mais il faut aussi prendre en compte qu’ils ont deux parcours, deux dossiers scolaires différents…
Deux étudiants souhaitant exercer exactement le même métier peuvent donc avoir deux stratégies parfaitement différentes.
C’est pour cette raison que nous nous méfions des réponses toutes faites et des classements universels du type : « Quelle est la meilleure université ? » ou “Je veux étudier vétérinaire en français dans telle université!”
La question qui nous intéresse davantage est :
Quelle université et quelle formation correspondent le mieux à cet étudiant et à son projet ?
Puis déterminer ses objectifs secondaires
Avoir un objectif prioritaire ne signifie pas nécessairement n’avoir qu’une seule option. Construire une stratégie, c’est également réfléchir aux objectifs secondaires.
Que fera l’étudiant si son premier choix n’aboutit pas? Un cursus vétérinaire en français a beaucoup, beaucoup, beaucoup plus de candidats que d’admis. Si l’étudiant n’y est pas admis, cela veut-il dire qu’il recononce à être vétérinaire? Existe-t-il une deuxième université cohérente avec son projet ? Une autre ville ? Un autre campus ? Jusqu’où est-il prêt à faire des concessions et, surtout, sur quels critères refuse-t-il d’en faire ?
Ces questions doivent idéalement être posées avant de recevoir un refus ou de se retrouver face à une date limite.
C’est tout l’intérêt d’une stratégie : ne pas décider sous la pression des événements.
On peut alors construire un projet avec un objectif prioritaire, des objectifs secondaires cohérents et éventuellement des solutions alternatives.
Mais toutes les candidatures doivent avoir un sens. Déposer dix dossiers simplement pour multiplier les possibilités d’admission est rarement une meilleure stratégie que d’en déposer trois soigneusement choisies et bien préparées.
Ne pas choisir uniquement une université : choisir aussi une future vie professionnelle
Il existe également une dimension que nous considérons comme fondamentale.
Que veut faire l’étudiant après ses études ?
Dans certaines professions, et notamment dans les métiers réglementés, la réflexion ne peut pas s’arrêter au diplôme.
Il faut s’intéresser au parcours dans son ensemble : études, compétences acquises, maîtrise de la langue, démarches administratives éventuelles, exercice professionnel et pays dans lequel l’étudiant envisage ensuite de travailler, création d’un futur réseau professionnel.
À 17 ou 18 ans, il est parfaitement normal de ne pas avoir une réponse définitive à toutes ces questions.
En revanche, il est important de commencer à se les poser.
Parce qu’un projet d’études supérieures réussi ne devrait pas simplement conduire à l’obtention d’un diplôme. Il devrait permettre de construire progressivement la vie professionnelle que l’étudiant souhaite.
La méthode FEEduc : accompagner n’est pas décider à la place de l’étudiant
Depuis la création de FEEduc en 2012, nous avons fait un choix qui peut sembler évident mais qui est fondamental dans notre manière de travailler : le projet appartient toujours à l’étudiant.
Notre rôle est de l’accompagner. Et accompagner ne signifie ni pousser, ni décider à sa place. Cela signifie d’abord informer.
Nous devons expliquer ce que nous savons des universités, des formations, des processus d’admission, des exigences linguistiques, des réalités de la vie en Espagne et des démarches qui accompagneront le projet. Cela signifie ensuite analyser.
À partir du dossier scolaire, des niveaux de langue, du profil, des attentes et des contraintes de l’étudiant, notre expérience nous permet d’apporter une analyse professionnelle de la situation. Et cela signifie enfin dire ce que nous pensons réellement. Même lorsque ce n’est pas nécessairement ce que l’étudiant ou ses parents espéraient entendre.
Notre devoir de sincérité
Accompagner un étudiant suppose selon nous une responsabilité particulière.
Si, après analyse, nous considérons qu’un choix présente un risque, nous devons le dire.
Si nous estimons qu’une université, une formation ou une stratégie correspond mal au profil ou aux objectifs de l’étudiant, nous devons l’expliquer.
Si nous ne disposons pas d’une information suffisamment fiable pour répondre, nous devons également savoir dire que nous ne savons pas encore.
Et si nous considérons au contraire qu’un projet est cohérent, nous devons expliquer pourquoi.
Cette sincérité fait partie de l’accompagnement.
Notre métier n’est pas de dire systématiquement oui. Notre métier est de permettre à l’étudiant de décider en étant le mieux informé possible.
Conseiller, puis respecter la décision
Il existe néanmoins une limite essentielle à notre rôle.
Une fois les informations transmises, les avantages et les risques expliqués et notre analyse professionnelle donnée, la décision appartient à l’étudiant et à sa famille.
Nous pouvons conseiller.
Nous pouvons alerter.
Nous pouvons expliquer pourquoi nous aurions personnellement privilégié une autre stratégie.
Mais nous devons également respecter une décision différente de celle que nous aurions recommandée, dès lors qu’elle est prise en connaissance de cause et qu’elle reste réalisable.
C’est aussi cela, accompagner un jeune vers les études supérieures : l’aider progressivement à devenir autonome et responsable de ses choix.
Réussir son projet
Une admission est évidemment une excellente nouvelle.
Mais chez FEEduc, nous avons toujours considéré qu’elle n’était qu’une étape.
Le véritable résultat se mesure plusieurs années plus tard.
L’étudiant s’est-il adapté à son université ? A-t-il progressé en espagnol ? A-t-il réussi ses études ? A-t-il développé les compétences nécessaires à son métier ? S’est-il construit une vie en Espagne ? Et, finalement, est-il devenu le professionnel qu’il souhaitait être ?
C’est pourquoi notre accompagnement ne s’arrête pas au dépôt des candidatures.
Il commence par la réflexion sur le projet, se poursuit pendant les admissions et accompagne ensuite les différentes étapes nécessaires à sa concrétisation.
Alors, quand faut-il candidater pour étudier en Espagne ?
Quand le calendrier de la formation le nécessite, bien sûr. Mais surtout lorsque l’on dispose des éléments nécessaires pour savoir pourquoi on candidate.
Il ne s’agit donc ni d’attendre inutilement, ni de se précipiter.
Il s’agit de préparer.
Comprendre.
Comparer.
Hiérarchiser ses objectifs.
Construire sa stratégie.
Puis agir au bon moment.
Parce qu’entre « obtenir une place dans une université en Espagne » et « réussir son projet d’études en Espagne », il existe une différence fondamentale.
Et c’est précisément dans cette différence que nous situons, depuis 2012, le rôle de FEEduc.